Les professionnels de moins de 30 ans, encore appelés millennials, se distinguent de leurs aînés de par leur manière de travailler. Totalement différents, ils ne fonctionnent également pas tous de la même façon. Les ambitions, les cultures, les objectifs sont autant d’éléments qui les différencient. C’est d’ailleurs pourquoi il est important de les comprendre afin de tirer le meilleur d’eux.

Les Millenials

Définir le terme « millenials » est une tâche qui se révèle parfois difficile. Le terme se rapporte en général aux personnes qui sont nées entre 1980 et 2000. Elles sont parfois qualifiées de « digital native » ou de « génération Y ». Ce qui les distingue est bien entendu leur âge, même si elles ont toutes grandi en même temps que les nouvelles technologies. C’est pourquoi on les qualifie de « digital native », car ils sont familiers aux nouvelles technologies et aux réseaux sociaux. Ils sont particulièrement intéressés par les dernières innovations technologiques, ce qui leur permet d’ouvrir facilement les portes des entreprises.

Les millenials et le rapport au travail

ordinateur-femmeLes jeunes salariés âgés de 20 à 30 ans entretiennent un rapport différent de leurs aînés au travail. Contrairement à ces derniers, les millenials sont surtout exigeants, car ils demandent plus de retour sur leur travail.

Une enquête menée auprès des jeunes salariés de 20 à 30 ans a permis de comprendre leurs aspirations sur le plan familial et professionnel. Selon eux, la vie familiale prime sur la vie professionnelle et les loisirs entre amis. Par la même occasion, 93 % de la population cible estime que le travail n’est qu’un moyen de gagner un revenu. Pour d’autres, le travail permet de s’épanouir ou encore de travailler ses compétences.

Les millenials et la capacité d’adaptation

Pour les millenials, le moyen le plus sûr de s’adapter consiste à développer ses compétences afin d’être qualifié pour des postes plus importants. Plusieurs raisons peuvent inciter les millenials à partir d’une entreprise : manque de plan de carrière, changement de poste et d’orientation professionnelle, inflexibilité, etc. Pour eux, la « flexisécurité » alliant flexibilité du travail et sécurité professionnelle est un concept qui revêt une grande importance.

Il faut reconnaître que l’adaptation est aussi un élément qui distingue les millenials des autres générations.Ils ont appris à s’adapter à toutes situations depuis leur plus jeune âge, comme au sein d’une famille reconstruite ou à l’occasion des études à l’étranger.

Un mode de management nouveau

Étant très ambitieux, les millenials cherchent à s’imposer ou à occuper des postes de responsabilité. Le management vis-à-vis des jeunes salariés devrait plutôt être celui qui donne le pouvoir aux jeunes : le management horizontal. Cela consiste à faire évoluer les responsabilités du jeune salarié. Ce type de gestion implique de manière active le millenial dans les activités de l’entreprise. Il intervient sur tous les projets en mettant en jeu son expertise et son savoir-faire. Le management transversal assure à la fois le rôle de facilitateur et de consultant afin d’aider les membres de son équipe à trouver une solution aux problèmes. De ce fait, il devient alors une personne ressource pour son entourage. En bref, les millenials désirent occuper une position stratégique au sein de l’entreprise et profiter des bénéfices de leur apport.

L’intégration des millenials au sein d’une équipe

L’intégration des millenials ou l’onboarding est la période qui s’étend de la publication de l’offre d’emploi jusqu’à l’adaptation au sein de l’entreprise. Cela passe aussi par la phase de formation. À noter que l’intégration des millenials peut s’étendre sur une année. Les salariés qui ont bénéficié d’un meilleur programme d’intégration ont plus de chance de continuer à travailler dans une entreprise pendant de nombreuses années encore.

L’équilibre entre responsabilité, autonomie et liberté

Il existe trois éléments qui apparaissent comme priorités pour la génération Y. Il s’agit de l’autonomie, la liberté et la responsabilité.

bureau-classiqueD’abord, il est clair que la nouvelle génération aspire fortement à l’indépendance. Autrement dit, ils éprouvent le besoin de travailler de façon autonome. Ils souhaitent qu’on leur fasse de la place pour travailler. Certains employeurs craignent qu’ils ne puissent pas s’en sortir seuls. Pour eux, les digital natives ont, de ce fait, besoin d’un accompagnement. Mais en réalité, les millenials sont bien capables de se débrouiller seuls. Le fait qu’ils aient grandi avec les nouvelles technologies est un véritable atout pour eux. Il suffit qu’ils aillent sur Google pour trouver des solutions à leurs difficultés ou des réponses à leurs préoccupations. Cela leur permet de ne pas avoir constamment recours à la hiérarchie. C’est ce besoin d’autonomie qu’ils recherchent pour se sentir épanouis dans leurs métiers.

Le fait de leur accorder cette liberté et cette autonomie est une marque de confiance envers eux. Cela les aide à prendre conscience qu’ils jouent un rôle important au sein de l’entreprise. Cette autonomie est également perçue par les millenials comme une source de motivation.

Si les millenials ont besoin de s’adapter à leur environnement de travail, il n’en demeure pas moins que les managers ont aussi besoin de s’adapter à la façon de travailler de cette jeune génération. Les employeurs doivent donc apprendre à laisser le champ libre à leurs nouveaux collaborateurs afin qu’ils puissent exprimer leurs talents.

La formation, la clé de la réussite pour les millenials

La formation annuelle est un important rendez-vous qui permet aux managers de booster le moral de leurs collaborateurs. C’est l’occasion parfaite de faire une mise au point et de tenter de rassurer le salarié à plusieurs niveaux. Le but d’une telle démarche vise notamment à faire le point sur la nature de la collaboration. Cette rencontre est également un creuset pour les galvaniser. Il faut souligner que cette rencontre peut aussi créer quelques frustrations chez certains collaborateurs. Selon une étude de l’IAE de Lyon, la proportion des salariés qui estiment être satisfaits de leur entretien annuel est de 62 %. Cela doit donc alerter certains managers qui doivent repenser leur système de formation et d’échange avec leurs collaborateurs.

Ce n’est pas l’occasion de faire des reproches, mais l’essentiel est de s’attarder plutôt sur les points forts du collaborateur. Il faut toutefois tenter d’aborder les aspects négatifs de la collaboration, mais cela doit se faire de façon subtile. Pour rendre ce moment d’échange convivial, il est nécessaire de repérer les besoins en formation, tout en leur promettant un plan de carrière. C’est une stratégie efficace pour les motiver.

Le plan de formation pour améliorer leurs compétences

À l’occasion de l’entretien, le manager doit aussi aborder les perspectives d’évolution. La formation annuelle doit être l’occasion de renforcer les compétences du salarié, sachant que ce dernier perd son employabilité à mesure que les années passent. Pendant l’échange, le manager doit chercher à comprendre si son employé se sent épanoui dans sa fonction. Il faut aussi chercher à comprendre comment il parvient à accomplir les missions qui lui sont confiées. Cela vous aidera à relever ses forces et faiblesses.

Le rapport de force entre la nouvelle et l’ancienne génération n’est pas un fait nouveau. C’est un phénomène auquel l’on assiste en tout temps. À ce niveau, le manager a un important rôle à jouer afin de combler l’écart qui existe entre les générations. Il doit servir de passerelle ou de pont afin de les relier et de les amener à travailler dans une cohésion totale.

Enfin, il est important de rappeler que l’autonomie, la liberté, la responsabilité et les perspectives d’évolution professionnelles permettent aux millenials de se sentir impliqués au sein de l’organisation.